lundi 21 novembre 2005

Que c'est court un WE

Artus est reparti avec ses éclats de rire pour deux longues semaines sans mots, sans rires et sans nouvelles.

Cela avait pourtant difficilement commencé pour moi. J’ai récupéré mon fils à l’école, habillé avec des fringues sans âges (celles usées de son cousin François qui a sept ans de plus que lui) et sans sac de rechange pour le WE. Mais le pauvre avait une coupe de cheveux difficile à décrire tant elle avait été faîte n’importe comment. Difficile de croire qu’un coiffeur et pu faire cela. Une frange en escalier taillée au raz du front, des trous tout autour du crâne et la mise en valeur de l’épi qui lui faisait une sorte de crête sur l’arrière de la tête. Le pauvre môme avait vraiment une drôle de mine et les questions sur sa coiffeuse le rendaient visiblement ronchon. Ce n’est déjà pas facile de ne voir son fils que deux jours tous les quinze jours. Mais le retrouver systématiquement ainsi c'est fatiguant. Je sais qu’elle fait exprès. Quand cela m’arrivait avec les deux grands à Marseille, elle voyait bien que cela me touchait. Elle était même la première à râler et à décrire cela comme de la maltraitance. Alors pourquoi ne pas faire pareil en suite, d’autant qu’elle sait pertinemment que rien ne pourra lui être reproché quand elle utilise son fils ainsi, pour mener sa petite vendetta.

Heureusement pour tout cela, j’ai la parade. D’abord je l’ai déjà veccu et je sais que c’est seulement stupide. Donc pour commencer j’enlève « les fringues pourries pour aller chez papa » comme dit Artus. Ensuite heureusement qu’il y à Marc un ami coiffeur à coté de la maison et son magnifique salon galerie de peinture. T’en fait pas, me dit il, même moi j'ai connu cela, on va essayer d’arranger cette coupe au mieux, mais on ne pourra pas rallonger la frange. Vingt minutes plus tard Artus est tout fier de sa nouvelle tête et d’avoir eu du gel. « Tu as vu comme je suis beau papa ? » me dit il avec un grand sourire. Celui là, il n’a été rien que pour moi.

Le WE est ensuite passé vite, entre salon du livre, activité des aînés et marché pour le ravitaillement en légumes. Artus a fait au concours de dessin du salon une maison dinosaure pour l’escargot. Le sujet c’était la maison de l’escargot. C’est vrai que quand l’escargot sera dans le ventre du méchant dinosaure mangeur de viande, il n’aura plus besoin de maison…
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