



Je suis papa de trois enfants. J'ai eu la garde de mes aînés dans un contexte difficile. Le troisième né d'une seconde histoire, vit à Asnières 92 à des centaines de kilomètres de chez nous. L'argent a été la justification de l'enlèvement que nous subissons. Car quelque soit le prétexte, un éloignement à grande distance imposé est un enlèvement d'enfant. Ce blog est un témoignage, en espérant que mes trois fils ne revivent et subissent pas plus tard ce que nous vivons.
Le 18 décembre 2007 à l'annexe du TGI de Nanterre.
Je suis reçu pour une audience devant le juge aux affaires familiales, Mme Stéphanie JESKE. Le greffier était absent ce qui est d'ailleurs illégal.
En fin d'audience, Mme Stéphanie JESKE déclare, qu'il est inconcevable qu'un père puisse avoir la résidence principale d'un enfant de moins de dix ans et que je n'ai qu'à recommencer ma demande dans deux ans!!!
Les lois ne présentant pas de dispositions de ce type, d'aucune sorte, cette position est parfaitement sexiste. Elle est usuelle dans la justice française au vu du peu de pères obtenant la garde de leurs enfants en France. Moins de 2% de pères obtiennent la résidence principale quand la mère n'est pas d'accord.
Le juge a prétexté qu'il n'y avait pas de faits nouveaux dans le dossier. Pourtant, mon ex-compagne venait d'être condamnée pour sept non-représentations d'enfant. Et malgré les demandes d'un psychologue clinicien ayant fait sa déclaration en gendarmerie et par lettre recommandée, je n'arrive pas à faire suivre mon fils, parce que sa mère s'y refuse. Nous subissons en plus un éloignement parental imposé par la mère de 600 km.
Un deuxième fait de discrimination concerne mes fils ainés issus d'une première union. Le juge a dit à l'audience qu'il ne pouvait en tenir compte de leur existence dans sa décision, car ils n'étaient pas les frères de l'enfant concerné par la demande de changement de domicile. En réponse à mon fils cadet, le défenseur des enfants lui écrit qu'au vu de la loi, il ne peut être fait de distinction entre les frères et les demi-frères. Mme JESKE a donc agi de façon parfaitement discriminatoire et illégale pour ce point aussi, puisque le droit français demande au juge de ne pas scinder les fratries sauf cas de force majeure.



Baptiste est arrivé hier.

Aujourd'hui nous sommes allé distraire le grand frère à VESOUL.



Mme Chantal ARENS, présidente du tribunal de grande instance de Nanterre
En réponse à votre courrier du 15 février 2008
La motivation de la décision reflète l'attention apportée par le juge Mme JESKE à l'examen de cette affaire.
L'erreur matérielle n'étant que la cerise sur le gâteau d'une façon d'aborder les dossiers. C'est vrai que déjà, se tromper au point de ne pas savoir pour qui a plaidé le seul avocat présent à l'audience montre le peu de cas que l'on fait du principe élémentaire du contradictoire.
Le juge n'a tenu compte dans sa décision que d'une seule pièce sur les 24 que j'ai fournies. Elle a refusé de lire les autres, en disant qu'elle était trop fatiguée pour cela!!! Je l'ai pourtant invitée à 5 reprises à l'audience à lire les autres pièces et mes conclusions. Sans succès!!!
J'avais dans les pièces la demande d'un psychologue clinicien, le Dr DE GODJE pour que mon fils soit aidé psychologiquement par le CMPP d'Asnières. Dans un contexte de séparation extrêmement difficile, avec enlèvement parental et déménagement sans laisser d'adresse, éloignement géographique grande distance et non présentations d'enfants multiples et répétées, cette demande d'assistance pour l'enfant semble bien un minimum!!! La mère qui a la garde, refuse obstinément les soins! La pièce a été écartée d'un revers de main par le juge qui ne l'a même pas lu. Elle n'en fait d'ailleurs aucunement référence dans sa décision, comme si elle n'existait pas! S'il y avait quelque chose de grave, le médecin aurait du saisir le juge des enfants, m'a répondu Mme JESKE en écartant la pièce!!!
Pourquoi donc, le médecin a t'il fait cette déclaration à la gendarmerie, le jour d'une non présentation d'enfant en février 2006? Pourquoi a t'il renouvelé sa demande ensuite par recommandé? Que peut il faire de plus, si la justice en votre tribunal de Nanterre ne fait rien et travaille ainsi? C'est vrai, que je n'ai jamais eu la moindre réponse de Mme Novella juge pour enfant qui fait elle aussi parti aussi de votre tribunal.
Je suis d'accord avec vous, la motivation de la décision reflète parfaitement l'attention que le juge Mme JESKE a apportée au dossier. Tout comme vous semblez vous même, vous être informé à propos de ce même dossier.
J'ai fait moi 500 km pour être reçu par un juge me disant qu'il était trop fatigué pour ne rien entendre de plus. J'ai passé quinze jours à faire un dossier construit et argumenté qui n'a même pas été lu. J'obtiens maintenant une réponse en forme de langue de bois ou dans votre propre courrier vous échangez le mot Janvier par Jugement. Vous pouvez vous relire madame la présidente. Les mots n'auraient ils plus de sens au Tribunal de Grande Instance de Nanterre?
La première fois, que je suis passé à Nanterre en juin 2004, le juge a dit devant moi, à mon avocat, que le passé c'était le passé, refusant de lire les pièces et de l'entendre. Faisant donc aucun cas des lois en vigueur. Depuis, je me passe d'avocat. A quoi servirait il d'en prendre un dans votre tribunal?
Je mesure très bien ce que cela a donné ensuite en coût pour la justice (6 procès et audience dont 4 cours d'appel) et pour moi même. On peut se plaindre ensuite, du manque de moyens de la justice quand elle multiplie son travail ainsi. La similarité de comportement des juges aux affaires familiales, que je constate à Nanterre, relèverait elle de consignes de la part du tribunal?
En tous cas, citoyen et justiciable, je m'en étonne, car deux comportements identiques de deux juges différents dans un même tribunal, ce n'est plus tout à fait un hasard. J'ai eu dans de petits tribunaux, une bien meilleur justice familiale.