jeudi 25 juin 2009

Que de chemin...

Une année scolaire de plus qui se termine.
Vivien passe en terminale et poursuit son bac à orientation sanitaire et social.
Florian passe en seconde avec une orientation commerciale...

Que de chemin parcouru pour mes deux ainés, depuis janvier 2004.
A cette époque quand je les ai récupéré après la fugue de Vivien. Florian était en état d'échec scolaire total. Il ne savait ni lire ni écrire. Depuis des années la bêtise et l'acharnement du système d'éducation et de protection de l'enfance, autistes à toutes paroles de bon sens parce qu'elles venaient d'un père, avaient produit ce résultat grandiose: Florian était perdu pour la scolarité selon leurs dires.

Je n'irai pas contre un projet pédagogique pour l'enfant, m'avait répondu Mme Block, juge aux affaires familiales à Marseille dont son amour du genre féminin semblait être le seul critère de jugement, quand je m'étais opposé à l'entrée de Florian au centre de traitement des dyslexies sévères des Airelles à Briançon. Il faut dire que tout le monde s'y était mis dans ce délire maternel à vocation pédagogique qui n'avait qu'un diagnostique possible (si l'enfant va mal s'est forcément de sa faute): le stupide directeur d'école qui refusait d'admettre que l'enfant était myope en s'improvisant spécialiste des problèmes de vue, l'assistante sociale aveugle et sourde, les psy multiples et de tous poils, les orthophonistes démissionnaires, les professeurs de faculté de médecine qui ne savaient quoi répondre quand je leurs demandais pourquoi ils avaient fait passer des tests de lecture sans lunettes à un enfant qui ne peut lire sans et qui juraient ensuite que ce n'était que parce que la mère avait insisté lourdement qu'ils avaient orienté Florian vers un centre médicalisé en lui indiquant seulement une adresse. Enfin le directeur du dit centre qui refusait de me donner le dossier médical de mon fils et qui a disparu dans la nature quand j'ai porté plainte auprès de la sécurité sociale parce que le médecin du centre organisait lui même les certificats d'auto-admission des enfants dans son établissement...

Heureusement, il y a eu le courage de Vivien qui prenant la poudre d'escampette à sauvé son frère en obligeant un juge pour enfant à se réveiller là où une série de juges aux affaires familiales, de procureurs, de policiers fermaient les yeux sur les maltraitances parce qu'elles étaient maternelles...

Étonnement la pente a été plus facile à remonter pour Florian que pour Vivien qui souffre encore de ce qu'il a vécu. Florian a vite tourné la page. Six mois après être arrivé chez moi, il avait appris à lire et à écrire, après 5 ans d'échec scolaire total et un redoublement parfaitement inutile. c'est plus facile d'apprendre à lire avec des lunettes quand on en a besoin. Pour Vivien, les blessures étaient moins visibles et bien plus profondes. Et il est particulièrement difficile de se reconstruire quand votre propre mère vous a démoli pendant de trop longues années à coup de petites phrases qui vous font croire que vous êtes un raté et un incapable (comme son père, ajoutait elle). La spirale de l'échec est dans ce cas difficile à rompre quand on vous a appris enfant à tout rater et que l'on a été que trop peu encouragé (36 heures par mois de droit de visite c'est trop court pour faire contre poids). Il eut été plus facile pour moi de l'aider si les juges ne s'étaient pas à ce point acharnés dans leur culte de la divine sainte mère et si j'avais pu le récupérer quelques années plus tôt...

Ne croyez pas que ce type de comportement judiciaire évoluera. La justice française n'a aucune mesure des dégâts qu'elle fait subir aux enfants, au nom de la protection de l'enfance... Et pas la moindre volonté de mettre en place le moindre outil de vérification. Ce serait trop dangereux. Les gens finiraient par savoir qu'elle ne fait pas forcement bien son travail...
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