vendredi 19 juin 2015

Inégalité dans les coût de séparations


On semble se réveiller en constatant de façon comptable l'inégalité dans les coût après séparation. C'est une étude sur France stratégie qui le dit.

Le constat est fait pour une famille standard dans le cas d'un droit de garde un WE sur deux avec la moitier des petites vacances. Les différences sont déjà importantes dans ce contexte alors que dire dans les cas plus difficiles.

Les différences sont alors énormes en cas d'éloignement à grande distance quand le parent éloigné a seul la charge des transports d'un éloignement qu'il n'a pas forcement choisi. Quand il l'a choisi cela devrait être son problème à mon avis. C'est même souvent impossible à assumer pour le parent contraint et les juges qui l'ordonnent s'en foutent complètement.

J'ai bien bien vu la différence quand j'ai récupéré la garde de mes deux aînés et que la charge des transports de l'éloignement de 350 km a du être assumé par celle qui en avait fait le choix unilatéral. C'est bien simple une fois que madame a eu la charge de l'éloignement qu'elle nous avait imposé, elle n'est plus jamais venu voir ses fils.

Au vu de mon expérience et du nombre de décisions invivables que j'ai reçu, je pense simplement que la grande majorité des juges ce fout royalement de savoir si leurs décisions sont humainement soutenable ou non pour le parent qui n'a pas la chance de voir ses enfants. pour lui c'est clairement une double condamnation et ses barreaux même invisibles sont bien tangibles et souvent difficiles alors à vivre.

A Paris en cas de séparation de nombreux parents n'ayant pas la "garde" (je déteste ce mot d'univers carcéral) n'arrivent simplement plus à trouver un logement. Combien ai je vu de reportages de ce type? Des dizaines. Ce qui est surprenant c'est qui est étrange c'est que cela ne fasse ni chaud ni froid au parent privilégié par le fait qu'il peut vivre avec ses enfants.

Moi aussi j'ai même un temps été SDF à cause de cela. Logé gracieusement par des amis ou obligé de retourner vivre chez mes parents. Les décisions d'alors et le cout des transports m'obligeant à emprunter pour assumer les pensions alimentaires. Aucun juge n'en avait rien à foutre. En gros j'étais un mec donc au boulot et ferme ta gueule. Peu importe tes souffrances et les nombreux abus de les ex au niveau du respect des droits à l'autorité parentale.

On condamne de nombreux pères  pour non paiement de pension alimentaire. Certains vont même en prison. Aucune mère parce qu'elle ne respecte pas le droit le plus élémentaire de l'autre parent à avoir des contacts avec son enfant ou à pouvoir participer à sa scolarité.

Ce qui est dommage dans ce type d'étude c'est que de nombreux facteurs sont mis de coté. Souvent beaucoup plus important que l'argent. L'aspect financier est une chose, mais le facteur humain ou social en est un aspect encore plus important. Cet aprioris qui voudrait qu'un homme n'ai pas besoin de voir ses enfants ou qu'il souffre moins de ne pas les voir, est juste débile.

Jusqu'à quand acceptera t'on que des milliers de personnes se suicident ou tuent à cause de cela chaque année.

Le minimum que l'on pourrait attendre de la justice et des juges c'est de vérifier si leurs décisions sont viables pour l'enfant et donc aussi pour ses deux parents. Viables financièrement et surtout humainement.

Les excuses de la surcharge de travail des juges sont un peu facile. Avec des juges pas très intéressés par les gens qu'ils jugent, et souvent pas très futés et de niveau de formation assez bas, des avocats qui ne sont globalement intéressés que parce qu'ils gagnent sur le dos de leurs clients même s'ils jurent le contraire, y a pas à s'étonner de la quantité de décisions débiles et que cela perdure. Et c'est le même constat pour tous les niveaux de juridiction.

D'un côté avec une peu de cynisme on peut dire que cela fait économiquement marcher le système et le PIB Français. Cela donne du travail aux Psy, aux pharmaciens et autre pourvoyeurs d'oubli ou d’antidépresseur légaux ou non, à la SNCF,  aux avocats, aux agents immobiliers, aux croques morts, aux policiers et gendarme, aux notaires, aux huissiers, aux juges aussi qui peuvent alors se plaindre d'avoir trop de travail. J'en oublie forcément...

C'est tout un pan de notre économie, voir de la croissance que l'on nous promet. Alors pourquoi ne pas continuer à être stupidement injuste?





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