jeudi 19 septembre 2013

Père SMICARD, la dure loi de l'éloignement


REVENU NET
SMIC NET
Salaire net 2 000,00 €

1 220,00 €
Aide pour les 2 aînés 0,00 €

0,00 €
A/ Total recette 2 000,00 € 100,00%
1 220,00 € 100,00%






Charge dernier enfant




Pension alimentaire 176,00 € 8,80%
176,00 € 14,43%
Déplacements Artus mensualisés 150,00 € 7,50%
150,00 € 12,30%
Minima WE et Vacances (fringues etc) 30,00 € 1,50%
30,00 € 2,46%
Loisir (faut pas rêver) 0,00 € 0,00%
0,00 € 0,00%
B/ Total dernier enfant 356,00 € 17,80%
356,00 € 29,18%






SOLDE A-B 1 644,00 € 82,20%
864,00 € 70,82%

Petite réflexion sur la situation d'un père éloigné au SMIC s'il veut voir son fils qui vit à quelques centaines de kilomètres en respectant les décisions de justice.

Dans ma situation, alors que j'avais 2 enfants à charge, retiré à leur mère pour maltraitance de celle ci, le juge de Nanterre puis la cours d'appel de Versailles ont décidé que: 
Je devais payer en pension alimentaire de 150€ (revalorisée 176 €)  pour mon dernier à condition de gagner au moins le SMIC
Que je devais par ailleurs assumer la moitié des transport de l'éloignement que m'avait imposé la mère de mon dernier fils.

Je précise que la justice n'a jamais voulu donner une obligation de pension alimentaire à la mère de mes deux grands. Normal, en tant que femme, elle était déjà suffisamment puni de ne pas avoir la garde de ses fils (dixit son avocat).

Quand on fait le compte pour un salaire au SMIC, juste mon dernier fils c'est le tiers du salaire. 
Avec le reste je suis censé élever les deux autres, du moins les aider: payer le loyer, la nourriture etc...
864 € par mois pour trois c'est vraiment léger.
Les trente euros ne seraient pas nécessaires si la mère ne me l'envoyait pas avec des chaussures troués et des vêtements que l'on est obligé de changer. Mais c'est ainsi.

Et encore, j'ai de la chance, parce que l'éloignement maintenant est bien moindre que celui du début et il coûte un peu moins cher car on a plus la nécessité d'accompagner ou de faire accompagner l'enfant.

Dans le cadre d'un éloignement plus grand, le montant du déplacement peu vite coûter jusqu'à 50% du revenu du parent éloigné s'il est au SMIC. Comment fait il pour vivre avec 50% du SMIC? 
Il peut s'il a des copains leur emprunter de l'argent. Merci les copains...

Quand j'ai essayer relever ce fait auprès du juge à Nanterre. La réponse a été radicale.
La pension alimentaire est obligatoire. Mais si vous n'avez pas les moyens, vous n'êtes pas obligé de venir voir l'enfant. Gloup!!!

Autrement dit, si tu n'as pas assez de sous, tu ne verras pas ton fils. Donc moi le juge, si je t'ordonne quelque chose de non viable pour toi, c'est pas mon problème.

En terme de non pension alimentaire il y a certes des salopards. 
Mais ils y a beaucoup de parents qui sont justes dans des situations impossible à tenir.
En terme de non visite d'enfants éloignés, il y a certes des salopards. 
Mais ils y a beaucoup de parents qui sont juste dans des situations impossible à tenir.

La question de tout cela reste:
De quoi l'enfant a t'il le plus besoin? 
D'une vrai relation avec ses deux parents? 
Ou prioritairement de l'argent du parent éloigné, même si celui ci est mis dans une situation impossible, quitte à ce qu'il ne puisse plus voir l'enfant.
C'est ce que m'avais dit la juge, mais contre lequel j'ai toujours résisté.
Si la pension alimentaire est nécessaire, elle ne doit pas être prioritaire sur le droit d'enfant de pouvoir entretenir un lien avec ses deux parents.

C'est vrai qu'avec un peu de justice digne de se nom, le parent éloigné ne devrait pas avoir à assumer la charge de l'éloignement qu'on lui a imposé. Cela me semblerai juste. 
Comment ne pas penser alors que ce système est basé sur l'achat du droit de visite pour le parent qui n'a pas la garde? Si tu as de l'argent tu vois ton enfant. Si tu n'en as pas, tu ne le vois pas...

Moralité quand je parle salaire avec un employeur il est impossible pour moi d'accepter un salaire au SMIC.
SMICAR, en respectant la décision du juge, je ne pourrai pas voir mon fils.

A l'origine j'étais ébéniste. Un beau métier me dit on. 
Un beau métier que je ne pourrai plus pratiquer car les salaires y sont juste trop bas pour un père éloigné.

Les parents éloignés à faible revenus qui arrivent à garder un lien avec leurs enfants, sont juste héroïques...




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