mardi 20 février 2007

Le téléphone

Mardi soir, après une journée bien remplie, nous avons appelé Madame la maman d'ARTUS.
Elle était en vacance chez des amis.
Artus était joyeux de lui annoncer:

-Maman, tu sais, j'ai des cages de foot.
-C'est bien mon petit chat, alors tu fais goal?
-Oui et j'arrête plein de but, même quand c'est Vivien qui tire
-Alors tu as des gants comme BARTEZ?
-Non je n'ai pas de de gants
-Il faudra t'en acheté alors! (elle n'a pas dit je vais t'en acheter)

Artus a changé immédiatement de conversation.
Elle lui a demandé ensuite trois fois s'il allait bien en insistant lourdement. Lui a demandé pourquoi il n'avait pas encore contruit de cabane ou pourquoi il n'avait pas fêté mardi gras, parce que le mardi gras normalement on fait la fête et on se déguise...
"Tu n'est pas malade au moins mon chéri d'amour, parce que quand maman t'a laissé vendredi tu toussais beaucoup"...

Une conversation presque entièrement construite sur la négative, ponctuée de 'Mon PETIT chat", "Mon chéri d'amour", "Mon trésor". A aucun moment elle ne l'a appellé par son prénom en lui parlant comme à un être humain normal. J'ai du me retenir pour ne pas lui demander d'arrêter de lui parler comme au chien chien de sa mémère...
"Mon petit chat" est d'autant plus surprenant qu'elle a une réelle phobie des chats et qu'elle change de trotoir en en voyant un...

Le résultat, c'est qu'ARTUS a fait silence sur ce qu'il avait fait. Nous sommes allés visité la cité de l'électricité où les cheuveux des filles se dressent sur leur tête. Après nous avons retrouvé Baptiste à la gare. Il étaient content de se revoir les deux cousins presque jumeaux. C'était même la fête. Demain nous fêterons "Mercredi gras" avec les deux cousins réunis, ce sera plus drôle de se déguiser en étant deux. Vous ne connaissez pas les fameuses crêpes de mercredi gras?

Artus est arrivé en développant une surexitation annormale mais bien naturelle en face d'un semblable comportement de sa mère. Cela ressemble tant à ce que vivait Florian au même âge. Artus a mis quelques jours a se calmer et se poser. C'était pour moi difficile de le voir ainsi en souffrance, en manque d'écoute. Chaque soir j'ai eu droit en confidence, aux conneries que sa mère lui débite. Comme quoi je ne veux pas le voir, où que je suis venu vivre à Belverne pour l'embêter, elle. Et que je ne lui donne pas d'argent, alors elle en a pas assez pour l'emmener le WE. Et qu'elle l'emmenera pour les vacances mais jamais pour les WE...

Que faire de mon coté pour que cela s'arrête? Céder aux chantages de madame ne servira à rien. Lui écrire? Elle ne répond pas. En direct? Elle fuit ou refuse de parler me renvoyant vers ses avocats.

Je ne peux espèrer qu'une chose: que dame justice fasse son travail un peu moins médiocrement. Autant dire espérer un miracle... En attendant c'est ARTUS qui souffre...
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