jeudi 10 novembre 2005

Feux de désespoir

Quand brule en banlieu le symbole de notre appartenance à la société, la bagnole.
Quand brule en banlieu l'outil défaillant de l'insertion, l'école
Quand brulent en banlieu les feux du désespoir

Je ne peux m'empêcher de penser à mon histoire. Comment la république peut elle réclamer du respect de ceux même qu'elle ne respecte pas?

Lilian Turam a exprimé une belle et saine colère à l'intention du principal fauteur de trouble.
Je témoigne moi, de la violence verbale et de fait que j'ai connu dans mon commissariat. Je ne suis pourtant ni jeune, ni banlieusar, ni d'origine étrangère, ni violent, c'est dire si cette violence policière est habituelle, coutumière. Je n'étais là bas que pour aider mes enfants maltraîtés. J'ai aussi connu, les insultes, les menaces, les violences verbales et physiques, les chantages, une garde à vue irrégulière, la non assistance à enfants en danger...

N'avez vous pas remarqué, que les policiers ne portent pas de signalement (nom ou matricule) permettant de les identifier en cas de débordement et de signaler les faits? A qui signaler les faits? A la police elle même? A quand un organisme indépendant pour cela? La justice ferme trop systématiquement les yeux. Peut elle faire autrement?

Pourquoi les policiers ne s'adressent ils jamais à vous, en se présentant et avec un minimum de politesse?
S'ils se sont adressés à moi et à ma mère (professeur d'histoire 65 ans au moment des faits) comme aux derniers voyous, je n'ai aucune peine à imaginer les débordements de leurs comportements dans des zones plus sensibles, où ils sont plus sous tension mais encore plus en toute impunité.

M Sarkozy, si vous voulez que le peuple des rues vous respecte, ne serait il pas temps d'inculquer du respect et de la déonthologie à la fonction de policier et ce en commençant par vous même??? Non, ce n'est pas le cas et les débordements des forces de l'ordre au quotidien ne sont pas des faits marginaux. Moi aussi je les aient subi.

Personnellement depuis mon expérience , je milite pour que les tribunaux et commissariats, les lieux de mise en oeuvre de la justice, ne soient plus des zones de non droit. Je pense que tous ces lieux devraient être mis sous surveillance vidéo et contrôlé par un organisme indépendant, pour que l'on soit certain que toutes les personnes ayant pouvoir de faire respecter la justice, ne soient pas les premières à ne pas la respecter ou pire à s'en servir pour leur propre compte.
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