mardi 22 novembre 2005

La soi-disant défenderesse des enfants


Image dont je ne suis pas l'auteur. Image trouvée sur le site de photo "sanspretention" sous le titre "apprentissage" et posée par la propre mère de l'enfant.

Drôle de société.

La soit disante défenderesse des enfants vient de déposer un dossier auprès du président M CHIRAC pour que la garde partagée ne soit plus mise en place avant les 7 ans d’un enfant et que la garde en soit donné de façon privilégiée à la mère. Le fond est de dire qu’un enfant à besoin de stabilité et que sa mère s’occupe mieux de lui que le père. En somme un homme ne peut s’occuper d’un enfant au quotidien, qu’après ses sept ans. Avant tout le monde le sait bien, c’est un incapable.

Un des avantages de la garde alterné, est de l’ordre du pouvoir. Car ce système ne transforme pas l’enfant comme moyen d’obtenir de l’argent de l’autre parent, des allocations et des impôts et des différentes administrations. En garde alterné l’enfant n’est plus un objet monétaire. Bien évidement dans le cadre d’une garde non alternée la pression financière est mise essentiellement sur le père qui n’a en général pas la garde. Il faut bien qu’il assume son statut d’homme. En gros être un père symbolique (comme disent certains psy) toujours en accord avec son ex, mais présent seulement un WE sur deux. Il faut surtout qu’il ait une carte bleu. Replacer l’enfant systématiquement, comme le propose cette défenderesse, dans un contexte où il sera de nouveau un moyen de gain, de pression et de vengeance envers l’autre parent, me semble la plus parfaite des stupidités. dans ce cadre, la garde alternée supprime aussi le risque pour les pères de se faire condamner pour abandon d'enfant à de la prison s'ils n'ont pas assez d'argent. Je peux en parler, j'ai été moi même condamné à deux mois de prisons comme de nombreux pères dans des difficultées financières souvent consécutives à leur séparation.

Baptiste mon neveu a 5 ans et j’ai constaté tout le bénéfice qu’il tirait d’avoir deux maisons depuis deux ans. Sa mère n’est visiblement pas très maternelle et elle a en plus trouvé des avantages car elle peut souffler un peu toutes les deux semaines. Mon frère a pu se construire un vrai beau relationnel avec son fils. Que se passerait il pour Baptiste, si sa mère devait s’en occuper tous les jours alors que visiblement cela l’embête ? Il ferait simplement beaucoup plus de crèche et de nounou.

Quand je repense à mon histoire

Premièrement: un homme peut très bien s’occuper d’un nouveau né. Je l’ai bien fait en plus de gérer mon entreprise d’alors qui était dans de grosses difficultés. J’ai élevé seul mon fils de son cinquième à son dixième mois. Sa mère étant repartie à Paris (700 Km) ne revenant que les WE. Après je n’ai plus pu m’en occuper car sa mère a ensuite décidé de me couper de lui en m’empêchant de le voir sur la base de fausses accusations de violences contre sa personne et contre mon fils.

Deuxièmement: dans un cadre de maltraitance comme je l’ai connu pour les deux aînés, le parent qu’i n’a pas la garde a aussi un rôle à jouer pour éviter les dérives. Et il est plus facile de faire n’importe quoi quand l’autre parent ne voit l’enfant que tous les quinze jours ou moins. Cette demande de réduction qui supprime la garde partagée ne va donc pas dans le sens de la sécurité de l’enfant ce qui devrait être le travail de la défenderesse . C’est vrai qu’en France, on a systématiquement tendance à penser qu’une mère ne peut pas être maltraitante. Comme on a tendance à penser qu’un juge lit ses dossiers et prend ses décisions hors de tout lobi. Ce n’est malheureusement pas le cas.

Troisièmement: la garde alternée oblige les parents à garder un lieu de résidence proche. Elle évite donc les éloignements volontaires (je l'ai connu deux fois) qui vont contre l'intérêt de l'enfant et qui ne sont souvent rien d'autre que des enlèvements d'enfants officialisés. Un ami a vu sa fille partir sous les tropiques. Il ne la voit plus qu'une fois par an. Qui peut trouver cela acceptable?

J’aimerai bien savoir le détail de l’étude sur laquelle se base la défenderesse. Si c’est sur les soit disantes expertises judiciaires (enquêtes sociales et enquêtes psychologiques) alors son rapport n’a pas beaucoup de fond. Nous ne connaissons même pas les chiffres réels de la maltraitance en France. Alors quelle étude sérieuse peut mesurer les conséquences sur le long terme d’une loi mise en place il y a seulement deux ans ?

Pour moi le fond, de cette demande est essentiellement sexiste.
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